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Aménagement littoral La situation et les enjeux du littoral PACA
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| "Non à la casse"
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"On s'opposera à la casse de la douane, comme on s'oppose à la casse du service public". Depuis le petit matin jeudi, quelques dizaines de douaniers maintenaient fermée la grille d'accès au terminal conteneurs de Fos-sur-Mer, pour protester contre le projet de réforme de leur direction nationale.
A 05h45, les grévistes se sont installés sur la voie d'accès à l'enceinte du port de Fos, qui assure le trafic des conteneurs en provenance ou à destination du monde entier. Une action qui a débuté "avant que n'arrive l'équipe de matin des dockers", précise Corinne Lemercier, déléguée CGT.
Selon les grévistes, dans la matinée, aucun porte-conteneurs n'a pu décharger sa cargaison, faute de bras. Et aucun poids-lourd n'a pu pénétrer dans l'enceinte du port pour livrer ses marchandises.
Les grèvistes s'opposent au projet de réorganisation des douanes qui va conduire à la suppression de 650 postes au niveau national, dont 30 dans les Bouches-du-Rhône. selon le secrétaire national de la CGT Douane. "Dans le cadre de cette réorganisation, poursuit Laurent Belsola, la moitié des bureaux de dédouanement seraient fermés". Ainsi seraient mises à mal les missions de contrôle des marchandises qu'effectuent les agents des douanes dès que celles-ci entrent sur le territoire, assurent les syndicalistes.
"Alors, toutes les "saloperies" pourraient rentrer chez nous sans contrôle: des contrefaçons, de la drogue, des armes, des produits qui ne répondent pas aux normes de qualité ou de sécurité ou aux normes phytosanitaires", s'emporte Guy Diaz, de la CGT Douane-Marseille.
Or, soulignent les douaniers, dans un contexte de croissance du commerce mondial et de crises sanitaires - grippe aviaire notamment - ces contrôles sont primordiaux pour assurer la protection des consommateurs.
Du côté des routiers, obligés de garer leurs poids-lourds en file indienne le long de la route, la mauvaise humeur monte. L'un d'eux fulmine: "Ca fait trois semaines que j'ai quitté la maison, dans le Nord. Je devais livrer des bobines d'acier. Ca me gonfle".
Trois semi-remorques s'avancent lentement vers les grilles du port, leurs chauffeurs descendent de leur cabine, s'avancent vers les syndicalistes. S'engage un dialogue de sourds.
"Votre mouvement m'agace car vous m'empêchez de travailler", dit l'un d'eux. "Si c'est le privé qui prenait le relais, ça marcherait peut-être mieux", lance-t-il.
"Mais nous, on ne se bat pas seulement pour nos postes, mais aussi pour la défense du service public", rétorque avec virulence un des agents grévistes.
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