Droite contre gauche pour emporter la région

Droite contre gauche pour emporter la région

Deuxième carnet de campagne ou le grand retour d'un combat droite gauche

Cette fois, c'est parti. Thierry Mariani prend le train. Voyage express, en une semaine aux trois points identitaires de la région, la Côte d'Azur lundi, le nord Provence mardi et les Alpes mardi après-midi,  pour finir par Marseille jeudi.

A Nice, lundi Christian Estrosi dégaine le premier: "l'UMP n'a qu'un adversaire: Michel Vauzelle". Deux axes de campagne pour le parti du Président: la sécurité et l'emploi.

Refrain déja entendu, répété sur tous les tons lors des deux dernières présidentielles. Sécurité: le député de Vaucluse veut des caméras à la sortie des lycées, Nice étant l'exemple à suivre en la matière. L'emploi: thierry Mariani  rend implicitement responsable le sortant Michel Vauzelle d'être responsable d'"un taux de chômage supérieur de 10% à la moyenne nationale".

 

 

   

Twitter Facebook et voile intégral

Patrick Mennucci, bras armé inoxydable de toutes les campagnes du PS, se charge de la réponse et ironique fait mine d'approuver: "Nous sommes tout à fait d'accord avec le bilan désastreux dressé par Messieurs Mariani et Estrosi de l'action du président Sarkozy en matière d'emploi et de sécurité".

 

Sur les réseaux communautaires des deux candidats (http://Twitter.com/Vauzelle et http://twitter.com/ThierryMARIANI ; deux comptes indexés sur leur  facebook respectif), c'est une nouvelle guerre des Gaules. "Le déficit de l'Etat a doublé en un an, le gouvernement ferait bien de s'inspirer de la bonne gestion des collectivités" twitte Vauzelle. "Droit de vote des étrangers : AUBRY ressort les vieilles recettes qui ont fait le succès de MITTERRAND " twitte Mariani.

La campagne promet de rester à un traditionnel affrontement droite, gauche en oubliant les véritables attributions d'un Conseil régional que sont les lycées, l'apprentissage ou encore la formation professionnelle. Pendant deux mois, comme à chaque élection locale entre deux scrutins nationaux, l'Opposition parlementaire appelle à un vote sanction vis à vis de l'Exécutif. Lors des régionales de 2004, la vague rose n'eu pourtant aucune conséquence dans notre régime semi-présidentiel, sinon de mettre en selle la future candidate socialiste à l'Elysée.

L'UMP reprend son bréviaire présidentiel: l'insécurité et l'identité nationale. Thierry Mariani, fer de lance du sarkozysme se positionne derrière Jean-François Copé réclamant  le premier une résolution parlementaire interdisant le port du voile intégral sur le territoire national. Objectif évident, siphonner les voix du Front National et éviter une triangulaire au second tour, inexorablement fatale à la droite en Provence-Alpes-Côte-d'Azur depuis deux décennies.

Nationales nos régionales, c'est évident et la décentralisation de Monsieur Defferre une fois de plus reste un vain mot qui ne fait plus rêver que Jean-Pierre Raffarin les soirs d'espoir.

 

 


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